Conservation de la girafe de Rothschild en Eswatini (2026)
La girafe de Rothschild ne vit actuellement pas en Eswatini ; le pays abrite la girafe australe (plus de 400 individus répartis sur 11 propriétés). La girafe de Rothschild, présente en Ouganda et au Kenya, comptait environ 2 098 individus en 2026 et est classée dans la catégorie « quasi menacée ».

Réponse rapide : la girafe de Rothschild et l'Eswatini
La girafe de Rothschild (Giraffa camelopardalis rothschildi) n'est pas présente en Eswatini. Cette espèce est confinée à l'Ouganda et au Kenya, en Afrique de l'Est, où il resterait environ 2 098 individus à l'état sauvage et moins de 1 468 adultes matures en 2026. Les efforts de conservation des girafes en Eswatini portent plutôt sur la girafe australe (Giraffa giraffa), une espèce distincte réintroduite dans le pays à partir de 1965. Comprendre cette distinction est essentiel pour planifier correctement la conservation et pour les voyageurs en safari souhaitant observer différentes espèces de girafes à travers l'Afrique.
Pourquoi est-ce important : taxonomie et conservation des girafes en 2026
En août 2025, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a officiellement reconnu quatre espèces de girafes : une reclassification taxonomique majeure qui a profondément redéfini les priorités de conservation. Auparavant, les girafes étaient regroupées en une seule espèce comprenant plusieurs sous-espèces. Cette mise à jour signifie que la girafe de Rothschild est désormais considérée comme une espèce distincte, confrontée à des menaces, des exigences en matière d'habitat et un potentiel de rétablissement qui lui sont propres.
La girafe de Rothschild a bénéficié d'efforts de conservation ciblés dans son aire de répartition est-africaine. Autrefois considérée comme en danger, elle a été reclassée dans la catégorie « quasi menacée », ce qui reflète un véritable rétablissement de sa population grâce aux translocations, à la lutte contre le braconnage et à l'extension des aires protégées en Ouganda et au Kenya. Ces progrès restent toutefois fragiles : la population d'environ 2 098 individus, dont moins de 1 468 adultes matures, demeure vulnérable à la perte d'habitat, au stress climatique et au braconnage.
Pour l'Eswatini, le changement taxonomique de 2025 réoriente les efforts de conservation vers la girafe australe, une réussite de conservation à part entière. Depuis 1965, année où deux girafes australes ont été introduites d'Afrique du Sud dans le Mlilwane Wildlife Sanctuary, le pays a reconstitué une population de girafes sauvages après leur disparition locale. Cette réussite parallèle montre comment une réintroduction ciblée et la protection des paysages peuvent restaurer la grande faune, même après une extinction locale.
La girafe de Rothschild : répartition, statut et difficultés de conservation
La girafe de Rothschild occupe une aire géographique restreinte en Ouganda et au Kenya, ce qui la rend particulièrement vulnérable aux menaces régionales. Elle se distingue par de grandes taches sombres aux contours bien définis sur son pelage et peut développer cinq « cornes » (ossicônes), au lieu des trois ou quatre habituelles. Au milieu des années 2010, on estimait qu'environ 1 500 individus subsistaient à l'état sauvage ; l'évaluation 2026 de l'UNEP/CMS a estimé la population à environ 2 098 individus, indiquant une reprise modeste mais une situation toujours précaire.
Les principaux défis de conservation sont les suivants :
- Fragmentation de l'habitat : les aires protégées abritant la girafe de Rothschild restent petites et isolées, ce qui limite la diversité génétique et les échanges de gènes entre les populations.
- Braconnage et blessures causées par les collets : en 2023, Save Giraffes Now a documenté d'importantes blessures causées par des collets chez des girafes en Ouganda, qui ne répondaient pas aux traitements traditionnels des plaies, révélant de nouvelles lacunes en matière de bien-être animal dans les pratiques de conservation.
- Variabilité climatique : la sécheresse et l'irrégularité des précipitations mettent à rude épreuve la disponibilité du fourrage et des sources d'eau dans les savanes d'Afrique de l'Est.
- Conflits entre l'homme et la faune : l'expansion des établissements humains et des communautés pastorales entraîne une concurrence pour les terres et l'eau avec les troupeaux de girafes.
Malgré ces menaces, la girafe de Rothschild est l'une des deux seules espèces de girafes dont le statut sur la Liste rouge de l'UICN s'est amélioré ces dernières années, ce qui témoigne d'une collaboration durable entre les gouvernements africains, les ONG et les organismes internationaux de conservation.
Le programme de conservation de la girafe australe en Eswatini : un modèle parallèle
Bien que la girafe de Rothschild soit absente d'Eswatini, le programme national de conservation des girafes, consacré à la girafe australe, offre d'importantes leçons pour le rétablissement de la faune africaine. La girafe australe avait disparu d'Eswatini lors d'une épidémie de peste bovine en 1896. L'espèce a été réintroduite avec succès à partir de 1965, lorsque deux individus ont été transférés du lowveld sud-africain au Mlilwane Wildlife Sanctuary.
Depuis cette population fondatrice, des girafes ont été réintroduites dans le Hlane Royal National Park et dans de plus petites propriétés privées à travers le pays. En 2026, plus de 400 girafes australes vivent désormais sur 11 propriétés différentes en Eswatini. Il s'agit d'une augmentation régulière et mesurable qui démontre la viabilité de la réintroduction de grands mammifères lorsqu'elle bénéficie d'aires protégées sûres et de partenariats entre plusieurs acteurs.
La Giraffe Conservation Foundation (GCF) collabore avec Big Game Parks et d'autres partenaires locaux afin de renforcer la conservation des girafes en Eswatini, en développant des partenariats, en évaluant l'état des populations et en planifiant de futures initiatives. Cet effort s'inscrit dans une stratégie régionale plus large : en Afrique australe, de nombreuses girafes et autres espèces sauvages vivent dans des réserves privées, et les programmes de réensauvagement et de translocation de la faune cherchent de plus en plus à accroître la diversité génétique et à reconnecter les populations fragmentées.
Le déclin mondial des girafes : contexte et ampleur
La girafe de Rothschild comme la girafe australe d'Eswatini s'inscrivent dans une crise plus vaste du déclin des girafes en Afrique. Au cours des 35 dernières années, le nombre total de girafes a fortement diminué ; dans des régions autrefois considérées comme des habitats privilégiés, les populations ont chuté jusqu'à 95 %. Dans l'ensemble, les girafes ont perdu près de 90 % de leur aire de répartition historique au cours des trois derniers siècles. Elles ont désormais disparu de sept pays africains.
En 1985, on estimait que 155 000 girafes parcouraient les savanes africaines. En 1999, ce nombre était tombé à plus de 140 000. En 2016, il restait environ 97 500 girafes à l'état sauvage, toutes espèces et sous-espèces confondues. Cette évolution montre pourquoi même les reprises démographiques modestes, comme le reclassement de la girafe de Rothschild d'espèce en danger à espèce quasi menacée, méritent une attention étroite et un financement durable.
Partenariats et organisations de conservation
Giraffe Conservation Foundation (GCF) : la GCF est la seule ONG au monde exclusivement consacrée à la conservation des girafes. Elle dirige le programme consacré à la girafe australe en Eswatini et fournit un soutien technique aux gouvernements et aux partenaires dans toute l'Afrique. En 2026, la GCF continue de renforcer les capacités institutionnelles en Eswatini et de consolider ses partenariats avec Big Game Parks, principale autorité de conservation chargée de la gestion des aires protégées du royaume.
Save Giraffes Now : fondée en 2019, Save Giraffes Now est la deuxième plus grande ONG au monde consacrée exclusivement à la conservation des girafes. L'organisation a développé des innovations de terrain, notamment des protocoles améliorés pour traiter les blessures causées par les collets chez les girafes victimes de pièges en Ouganda. Son action couvre la protection des habitats, la lutte contre le braconnage, les translocations et la mobilisation des communautés en Afrique de l'Est et en Afrique australe.
Big Game Parks (Eswatini) : cette organisation gère le Hlane Royal National Park et d'autres aires protégées en Eswatini. Big Game Parks est le principal partenaire opérationnel de la conservation et du suivi des girafes australes dans le pays. L'organisation travaille en étroite collaboration avec la GCF et des partenaires internationaux afin de garantir la viabilité à long terme de la population.
African Fund for Endangered Wildlife (AFEW Kenya) : AFEW Kenya gère le Giraffe Centre à Nairobi, un établissement de référence pour la conservation et la sensibilisation à la girafe de Rothschild. Le centre joue un rôle central dans le sauvetage et la reproduction de cette girafe et a étendu son action grâce au Junior Giraffe Club et aux programmes de la World Giraffe Week.
Évolution des populations : l'Eswatini face à l'aire de répartition de Rothschild
| Population / Région | Statut en 2026 | Tendance | Points clés |
|---|---|---|---|
| Eswatini (girafe australe) | Plus de 400 individus sur 11 propriétés | Augmentation régulière depuis 1965 | Réintroduite depuis l'Afrique du Sud ; soutenue par la GCF et Big Game Parks |
| Girafe de Rothschild (Ouganda et Kenya) | Environ 2 098 individus ; moins de 1 468 adultes matures | En rétablissement (reclassée d'espèce en danger à espèce quasi menacée) | Vulnérable à la fragmentation de l'habitat et au braconnage ; concentrée dans les aires protégées |
| Toutes les espèces de girafes (ensemble de l'Afrique) | Environ 97 500 individus | En déclin (contre 155 000 en 1985) | Près de 90 % de l'aire de répartition historique perdue ; disparue de 7 pays africains |
Menaces pesant sur la girafe de Rothschild et les populations régionales de girafes
Perte et fragmentation de l'habitat : la croissance rapide de la population humaine, l'expansion agricole et les changements d'utilisation des terres restent les principales menaces pour les girafes dans toute leur aire de répartition. En Afrique de l'Est, où la girafe de Rothschild subsiste, les aires protégées sont souvent petites et isolées, ce qui empêche les échanges naturels de gènes et accroît le risque d'extinction des populations isolées.
Braconnage et abattage illégal : les girafes sont chassées pour leur viande, leur peau et leurs os utilisés dans la médecine traditionnelle. En Ouganda, elles sont particulièrement vulnérables aux blessures causées par les collets, et Save Giraffes Now a documenté des cas où les traitements conventionnels des plaies se sont révélés inefficaces. Des protocoles améliorés sont désormais testés et perfectionnés.
Variabilité climatique : la sécheresse et les précipitations imprévisibles affectent la disponibilité du fourrage et de l'eau. Le changement climatique devrait accentuer ces pressions, notamment dans les écosystèmes semi-arides d'Afrique de l'Est, où la girafe de Rothschild dépend de corridors d'habitat étroits.
Conflits entre l'homme et la faune : les girafes endommagent parfois les cultures et se disputent avec le bétail les ressources de pâturage et de broutage. Cette situation peut alimenter la tolérance locale au braconnage et réduire le soutien des communautés à la conservation.
Les résultats des efforts de conservation
Rétablissement des populations grâce aux translocations : le programme consacré à la girafe australe en Eswatini montre qu'une translocation stratégique depuis des populations sources génétiquement saines peut reconstituer des populations disparues. Les plus de 400 individus présents aujourd'hui en Eswatini descendent de seulement deux animaux fondateurs, illustrant le potentiel d'une gestion intensive et d'aires protégées sûres.
Amélioration du statut de la girafe de Rothschild : l'évaluation de l'UICN de 2025, qui a reclassé la girafe de Rothschild d'espèce en danger à espèce quasi menacée, reflète les efforts de conservation soutenus en Ouganda et au Kenya. Les principaux facteurs sont notamment :
- l'extension et la meilleure protection des habitats essentiels (par exemple, le Murchison Falls National Park en Ouganda) ;
- le renforcement des patrouilles anti-braconnage et de l'application de la loi ;
- la sensibilisation des communautés et le soutien aux moyens de subsistance afin de réduire les incitations au braconnage ;
- la translocation de girafes entre aires protégées pour accroître la diversité génétique.
Amélioration des soins vétérinaires : le travail de Save Giraffes Now sur les protocoles de traitement des blessures causées par les collets constitue une innovation en médecine vétérinaire de terrain. Ces avancées sont partagées entre les programmes d'Afrique de l'Est et d'Afrique australe, améliorant les taux de survie des girafes blessées.
Partenariats institutionnels : la collaboration entre la GCF, Big Game Parks, les gouvernements nationaux et les communautés locales en Eswatini constitue un modèle de conservation à long terme à l'échelle des paysages. Ces partenariats augmentent les chances de maintenir les progrès réalisés au-delà des cycles politiques et économiques.
Tourisme et soutien des communautés à la conservation des girafes
Le tourisme animalier est un mécanisme de financement essentiel pour la conservation des girafes en Eswatini et dans toute l'Afrique australe. Les visiteurs du Hlane Royal National Park et d'autres réserves contribuent directement aux salaires des rangers, aux opérations anti-braconnage et à la gestion des habitats. Les opérateurs de safari et les établissements d'hébergement des réserves privées financent la conservation grâce aux loyers et aux redevances de conservation.
Le tourisme responsable génère également des retombées économiques pour les communautés, renforçant le soutien local à la protection de la faune. Lorsque la conservation des girafes finance directement les écoles, les soins de santé et les projets de subsistance des communautés voisines, la pression du braconnage diminue généralement et les résultats à long terme s'améliorent.
Les voyageurs qui réservent des safaris animaliers auprès d'opérateurs engagés dans la conservation sur SafariFind peuvent vérifier que leurs dépenses soutiennent des programmes de protection, de recherche et de développement communautaire certifiés. La présence des girafes, qu'il s'agisse de la girafe de Rothschild en Afrique de l'Est ou de la girafe australe en Eswatini, dépend du maintien de cette incitation économique à la protection.
Défis et revers
La girafe de Rothschild reste dans une situation précaire : malgré son reclassement, la population d'environ 2 098 individus, dont moins de 1 468 adultes matures, reste menacée par la perte d'habitat et le changement climatique. Son aire géographique restreinte signifie qu'une seule sécheresse grave ou épidémie pourrait provoquer un déclin rapide.
Manque de financements : la conservation des girafes reçoit moins de financements internationaux et d'attention de la recherche que les espèces emblématiques de grande faune telles que les éléphants et les rhinocéros, malgré des déclins démographiques plus marqués. Cette disparité limite la recherche, la formation des rangers et les programmes de mobilisation des communautés.
Incertitude climatique : les projections indiquent que le changement climatique aggravera la dégradation des habitats et le stress hydrique dans les aires de répartition des girafes, pouvant dépasser les progrès réalisés grâce à l'extension des aires protégées et aux translocations.
Le contexte général de la conservation en Eswatini : les aires protégées nationales d'Eswatini ne couvrent qu'environ 5 % du territoire du pays. Bien que les réserves privées et les autres mesures de conservation efficaces (OECM), certifiées dans le cadre du projet Strengthening the National Protected Areas System (SNPAS), aient étendu l'emprise de la conservation, la fragmentation des paysages reste un facteur limitant pour les populations de grands mammifères.
Priorités en matière de recherche et de suivi
Le partenariat entre la Giraffe Conservation Foundation et Big Game Parks en Eswatini donne la priorité à une meilleure compréhension de l'état des populations de girafes australes, de leur diversité génétique et de leur viabilité à long terme. Cela comprend des recensements, des prélèvements génétiques et des évaluations des habitats afin d'éclairer les décisions de gestion.
Pour la girafe de Rothschild, les recherches en cours portent notamment sur :
- la gestion génétique des populations fragmentées afin de préserver leur diversité ;
- l'identification et la protection des corridors d'habitat pour permettre des déplacements sûrs entre les aires protégées ;
- l'évaluation de la vulnérabilité climatique afin de modéliser les futures évolutions de l'aire de répartition et de la disponibilité de l'eau ;
- l'étude des attitudes des communautés et de la dynamique du braconnage afin d'affiner les stratégies anti-braconnage.
Des institutions telles que la University of Western University ont renforcé les capacités de recherche sur les girafes, leurs équipes menant des travaux de terrain sur les populations de girafes en Eswatini et en Afrique du Sud, parallèlement à d'autres recherches sur la faune.
Comment les voyageurs peuvent soutenir la conservation des girafes de manière responsable
Réserver auprès d'opérateurs reconnus pour leur engagement en faveur de la conservation : choisissez des opérateurs de safari certifiés ou recommandés par des organisations de conservation telles que la GCF ou Save Giraffes Now. Vérifiez qu'une partie de vos frais de safari finance directement la lutte contre le braconnage, la protection des habitats ou les programmes communautaires.
Visiter les aires protégées et les réserves : le Hlane Royal National Park et les réserves privées d'Eswatini dépendent des droits d'entrée et des revenus de l'hébergement. Votre visite finance les patrouilles des rangers, l'entretien des infrastructures et le suivi de la faune.
S'informer et partager : la conservation des girafes dépend de la sensibilisation du public. Comprenez la distinction entre les espèces et sous-espèces de girafes — la girafe de Rothschild en Afrique de l'Est, la girafe australe en Eswatini — et partagez ces connaissances afin de mobiliser un soutien éclairé à la conservation.
Soutenir les ONG spécialisées dans les girafes : des organisations telles que la Giraffe Conservation Foundation et Save Giraffes Now acceptent les dons, les adhésions et les parrainages. Même des contributions modestes financent la recherche, les soins vétérinaires et la sensibilisation des communautés.
Réduire la consommation de produits issus de la faune : évitez d'acheter des produits dérivés de la girafe (os, peau, remèdes traditionnels). La demande pour ces articles alimente la pression du braconnage, notamment en Afrique de l'Est, où se concentre la girafe de Rothschild.
Militer pour la protection des habitats : soutenez les politiques qui étendent les aires protégées, renforcent la lutte contre le braconnage et intègrent l'adaptation climatique dans la planification de la conservation. Le rétablissement des girafes exige un engagement à l'échelle des paysages, au-delà des limites des aires protégées.
Perspectives : 2026 et au-delà
La reclassification taxonomique des girafes par l'UICN en quatre espèces en 2025 marque un tournant pour la science et les politiques de conservation. La girafe de Rothschild, désormais officiellement reconnue comme une espèce distincte et reclassée dans la catégorie « quasi menacée », représente une véritable réussite de conservation, mais reste vulnérable et dépendante d'efforts soutenus.
En Eswatini, le programme consacré à la girafe australe continuera de s'étendre sous la direction de la GCF et de Big Game Parks. Les objectifs démographiques, les évaluations des habitats et les plans de gestion génétique guideront la prochaine phase du rétablissement, avec pour objectif d'établir une population durable et autosuffisante sur plusieurs propriétés protégées et privées.
À travers l'Afrique, la conservation des girafes en 2026 témoigne d'une prise de conscience croissante : le rétablissement des grands mammifères exige une collaboration multisectorielle entre aires protégées, réserves privées, services de lutte contre le braconnage, communautés locales, programmes d'adaptation climatique et tourisme durable. Les populations de girafes de Rothschild et de girafes australes d'Eswatini, bien que géographiquement séparées, illustrent cette approche intégrée et laissent espérer que le déclin des girafes puisse être stoppé et inversé.
Dernière vérification : août 2026. Les données de conservation évoluent — consultez les sources citées pour obtenir les chiffres les plus récents.
Questions fréquemment posées
Pourquoi n'y a-t-il pas de girafes de Rothschild en Eswatini ?
La girafe de Rothschild possède une aire de répartition limitée à l'Ouganda et au Kenya, en Afrique de l'Est, et n'a jamais vécu naturellement en Eswatini. Le programme de conservation des girafes en Eswatini se concentre sur la girafe australe, réintroduite avec succès à partir de 1965. La girafe de Rothschild est une espèce distincte, avec des exigences en matière d'habitat et une répartition différentes.
Quelle espèce de girafe trouve-t-on en Eswatini ?
L'Eswatini abrite la girafe australe (Giraffa giraffa), et non la girafe de Rothschild. Plus de 400 girafes australes vivent désormais sur 11 propriétés différentes du pays, notamment au Hlane Royal National Park et au Mlilwane Wildlife Sanctuary. Cette population a été réintroduite depuis l'Afrique du Sud à partir de 1965 et augmente régulièrement depuis.
Combien reste-t-il de girafes de Rothschild à l'état sauvage ?
En 2026, environ 2 098 girafes de Rothschild vivent encore à l'état sauvage, dont moins de 1 468 individus matures. Il s'agit d'un rétablissement par rapport à la catégorie « en danger » (l'espèce ayant été reclassée d'« en danger » à « quasi menacée » en 2025), mais la population reste vulnérable en raison de la fragmentation de l'habitat et de la pression du braconnage en Ouganda et au Kenya.
Qu'est-ce que la Giraffe Conservation Foundation et que fait-elle en Eswatini ?
La Giraffe Conservation Foundation (GCF) est la seule ONG au monde exclusivement consacrée à la conservation des girafes. En Eswatini, la GCF collabore avec Big Game Parks et d'autres partenaires locaux pour évaluer l'état de la population de girafes australes, développer des partenariats de conservation et soutenir les futures initiatives dans les aires protégées et les réserves privées du pays.
Comment les girafes australes sont-elles revenues en Eswatini après leur disparition ?
La girafe australe avait disparu d'Eswatini lors d'une épidémie de peste bovine en 1896. En 1965, deux individus ont été réintroduits depuis le lowveld sud-africain dans le Mlilwane Wildlife Sanctuary. À partir de cette population fondatrice, des girafes ont ensuite été transférées vers le Hlane Royal National Park et d'autres propriétés, portant leur nombre à plus de 400 individus répartis sur 11 sites en 2026.
Quelles sont les principales menaces pour la girafe de Rothschild ?
Les principales menaces sont la perte et la fragmentation de l'habitat (dues à l'expansion agricole et à la croissance de la population humaine), le braconnage et les blessures causées par les collets, la variabilité climatique affectant la disponibilité du fourrage et de l'eau, ainsi que les conflits entre l'homme et la faune. L'aire de répartition restreinte de la girafe de Rothschild en Ouganda et au Kenya rend cette population particulièrement vulnérable aux perturbations régionales.
Peut-on voir des girafes de Rothschild en safari en Eswatini ?
Non, la girafe de Rothschild n'est pas présente en Eswatini. Les visiteurs peuvent toutefois observer des girafes australes en safari au Hlane Royal National Park et dans d'autres réserves du pays. Pour voir des girafes de Rothschild, il faut se rendre en Afrique de l'Est, notamment en Ouganda et au Kenya, où l'espèce vit dans des aires protégées telles que le Murchison Falls National Park.
Pourquoi les girafes ont-elles été reclassées en quatre espèces en 2025 ?
En août 2025, l'UICN a officiellement reconnu quatre espèces de girafes, au lieu d'une seule espèce comprenant plusieurs sous-espèces. Cette reclassification s'appuie sur de nouvelles données génétiques et évolutives et permet de mettre en place des stratégies de conservation plus précises, adaptées aux menaces et aux exigences en matière d'habitat propres aux différentes régions d'Afrique.
Quelles organisations dirigent la conservation des girafes en Afrique de l'Est ?
Les principales organisations sont la Giraffe Conservation Foundation (GCF), qui coordonne les efforts régionaux ; Save Giraffes Now, la deuxième plus grande ONG au monde consacrée aux girafes ; et l'African Fund for Endangered Wildlife (AFEW Kenya), qui gère le Giraffe Centre à Nairobi. Ces organisations travaillent avec les autorités nationales chargées de la faune en Ouganda, au Kenya et dans d'autres pays pour protéger la girafe de Rothschild et les autres espèces de girafes.
Comment les touristes peuvent-ils soutenir la conservation des girafes en Eswatini ?
Les voyageurs peuvent soutenir la conservation des girafes en réservant des safaris auprès d'opérateurs reconnus pour leur engagement en faveur de la conservation, en visitant des aires protégées comme le Hlane Royal National Park (où les droits d'entrée financent la lutte contre le braconnage et la gestion des habitats), en s'informant sur les espèces de girafes et en partageant ces connaissances, en faisant un don à la GCF ou à Save Giraffes Now et en évitant les produits issus de la faune. Les revenus du tourisme sont essentiels au financement des patrouilles de rangers et des programmes communautaires de conservation.
V2Ui.sources
- Rothschild Giraffe Conservation South Africa 2026 — SafariFind
- Southern Giraffe Conservation in Eswatini — Giraffe Conservation Foundation
- Four Giraffe Species Officially Recognised in Major Conservation Reclassification — IUCN
- Saving the Rothschild Giraffe in Kenya — InfoNile
- Giraffe — Wikipedia
- Save Giraffes Now — Official Website
- Visiting the Giraffe Manor—Saving Daisy Rothschild — Artists for Conservation
- Endangered and Threatened Wildlife and Plants; Listing the Giraffe — U.S. Federal Register(official)
- Eswatini — Wikipedia
- Junior Giraffe Club Events — Official Website
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