Conservation des pangolins au Botswana en 2026 : état des lieux et actions
Le Botswana participe à un effort crucial de conservation des pangolins en Afrique australe, mais les données de référence sur les populations restent rares. Le pays fait face à de nouvelles menaces liées à la perte d'habitat et au commerce illégal, tandis que de nouveaux plans d'action régionaux visent à inverser le déclin des populations.

Réponse rapide : état de la conservation des pangolins au Botswana (2026)
Les pangolins sont toujours présents au Botswana, mais leur population exacte demeure inconnue en raison de l'absence de recensements de référence. Les huit espèces de pangolins présentes dans le monde sont en déclin et menacées d'extinction, et le Botswana fait désormais partie du tout premier Southern African Regional Pangolin Conservation Action Plan (SARPCAP), lancé en 2024 pour lutter contre la perte d'habitat, le braconnage et le commerce illégal dans huit pays d'Afrique australe, dont le Botswana, l'Afrique du Sud, la Namibie et le Mozambique.
Pourquoi les pangolins sont importants dans les écosystèmes du Botswana
Les pangolins sont les seuls mammifères à écailles au monde et jouent un rôle écologique essentiel en régulant naturellement les populations de nuisibles. Ils se nourrissent de fourmis et de termites dans les habitats forestiers et les prairies. Au Botswana, où le réensauvagement et les translocations d'animaux sauvages redéfinissent les stratégies de conservation, les pangolins représentent un élément essentiel, mais encore mal compris, de la santé des paysages.
Malgré leur importance écologique, les pangolins restent parmi les grands mammifères les moins étudiés du pays. Contrairement aux éléphants emblématiques du Botswana (plus de 50,000 dans le seul parc national de Chobe) ou aux guépards et aux lions qui attirent les touristes du monde entier, les pangolins ont historiquement bénéficié de très peu d'attention et de financements consacrés à la conservation.
Ces espèces posent le plus grand défi en matière de conservation et d'éthique : ce sont les mammifères les plus braconnés au monde. Entre 2000 et 2019, les données de saisies indiquent que l'équivalent de plus de 895,000 pangolins ont été victimes de trafic dans le monde, en raison de la demande pour leurs écailles dans la médecine traditionnelle et pour leur viande de brousse.
Menaces pesant sur les pangolins au Botswana et en Afrique australe
L'atelier du Southern African Regional Pangolin Conservation Action Plan (2024) a identifié cinq grandes catégories de menaces touchant les pangolins au Botswana et dans les pays voisins :
- Perte d'habitat : l'exploitation forestière, l'agriculture de subsistance et la conversion des forêts réduisent les zones d'alimentation et les abris des pangolins.
- Chasse et piégeage : la consommation familiale et l'utilisation locale en médecine traditionnelle entraînent une mortalité directe.
- Trafic illégal : malgré les interdictions internationales, les écailles et la viande sont introduites clandestinement dans d'autres pays en vue de leur exportation.
- Non-respect de la législation sur la faune sauvage : la faible application des protections de l'Annexe I de la CITES (tous les pangolins y ont été inscrits en 2016) et des réglementations nationales permet aux réseaux de braconnage d'opérer avec un risque limité.
- Changement climatique et disponibilité des proies : la dégradation des habitats et l'évolution des populations d'insectes réduisent la nourriture disponible pour les pangolins sauvages.
Dans le contexte africain plus large, la modification des habitats constitue la principale menace (47.8 % des menaces recensées en Afrique de l'Ouest), suivie par la diminution de la disponibilité des proies (30 % dans certaines régions). Le commerce illégal et le non-respect de la réglementation de la CITES sont responsables d'une mortalité importante mais sous-déclarée, notamment parce que la plupart des actes de braconnage ne sont pas détectés.
Plus important encore, les lacunes dans les données sur les populations compliquent l'application de la loi. On sait très peu de choses sur les effectifs de référence des pangolins dans la plupart des États de leur aire de répartition, y compris au Botswana. Cette absence de connaissances de base rend difficile la mesure des progrès de la conservation et le ciblage efficace des interventions.
Le Southern African Regional Pangolin Conservation Action Plan
En 2024, le Southern African Working Group du Pangolin Specialist Group (PSG) de la Species Survival Commission de l'IUCN a organisé le tout premier atelier régional consacré à un plan d'action pour la conservation des pangolins dans huit pays d'Afrique australe : l'Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, l'Afrique du Sud, la Zambie et le Zimbabwe.
L'atelier, animé par le Conservation Planning Specialist Group (CPSG) de l'IUCN SSC, a réuni des autorités gouvernementales chargées de la faune sauvage, des ONG, des chercheurs et des représentants des communautés afin d'élaborer une vision commune pour la région :
"Des populations de pangolins stables dans des habitats sains, soutenues par une communauté engagée et possédant une solide compréhension de la conservation, du patrimoine et des moyens d'atténuer les menaces pertinentes."
Le SARPCAP (2024–2056) qui en a résulté définit des mesures concrètes au sein de cinq groupes de travail thématiques :
- Suivi des populations et recherche : mettre en place des recensements de référence afin de quantifier les effectifs et la répartition des pangolins dans chaque pays, y compris au Botswana.
- Protection et restauration des habitats : sécuriser les zones protégées et réduire la fragmentation des habitats due à l'exploitation forestière et à l'agriculture.
- Application de la loi et lutte contre le braconnage : renforcer les patrouilles des rangers, les capacités de poursuite et le partage de renseignements transfrontalier.
- Mobilisation des communautés et moyens de subsistance : développer d'autres sources de revenus pour réduire la dépendance des communautés à la chasse ou au trafic de pangolins.
- Gouvernance et financement : clarifier les responsabilités institutionnelles, renforcer les compétences et mettre en place des mécanismes de financement durables pour la conservation des pangolins.
Cette approche régionale reconnaît que les pangolins franchissent les frontières et que les réseaux de braconnage opèrent dans plusieurs pays, ce qui exige une coordination de l'application de la loi et de la gestion des habitats.
Le rôle et les capacités actuelles du Botswana
Le Department of Wildlife and National Parks (DWNP) du Botswana est l'organisme gouvernemental responsable au premier chef de la conservation de la faune sauvage et participe au processus du SARPCAP. Le pays dispose déjà d'infrastructures de protection de la faune, notamment des unités de rangers et des zones protégées couvrant environ 17 % du territoire national.
Toutefois, les capacités spécifiquement consacrées aux pangolins restent limitées. À ce jour, aucun recensement publié des populations ni aucune unité dédiée à la lutte contre le braconnage des pangolins n'existe au Botswana. Les financements de conservation et l'attention des rangers se sont historiquement concentrés sur des espèces plus grandes et plus visibles comme les éléphants, les rhinocéros et les prédateurs.
The Tusk Trust, un important bailleur de fonds britannique pour la conservation, soutient des organisations de rangers dans toute l'Afrique australe, y compris au Botswana, même si aucun financement spécifique des pangolins par Tusk n'a encore été rendu public. Cela représente à la fois un déficit de financement et une occasion d'accroître le soutien international à mesure que la mise en œuvre du SARPCAP s'accélère.
Une réussite régionale : la réintroduction des pangolins en Afrique du Sud
L'un des rares exemples documentés de réussite de conservation des pangolins en Afrique australe est le programme de réintroduction mené dans la réserve privée de &Beyond Phinda Private Game Reserve, en Afrique du Sud. En 2023, ce programme a été nommé parmi les finalistes des Regenerative Travel Impact Awards, témoignant des premiers progrès réalisés pour rétablir des populations de pangolins dans des zones où elles avaient disparu.
Ce modèle, qui associe protection de l'habitat, lutte contre le braconnage et, potentiellement, translocation de pangolins depuis des zones touchées par un conflit important ou une surexploitation, pourrait éclairer les futures approches de conservation au Botswana, notamment à mesure que les programmes de translocation d'animaux sauvages se développent dans le pays.
Protections juridiques internationales et lacunes dans l'application de la loi
Les huit espèces de pangolins ont été inscrites à l'Annexe I de la CITES en 2016, ce qui interdit le commerce international à des fins commerciales. L'Endangered Species Act des États-Unis classe le pangolin de Temminck (pangolin du Cap) parmi les espèces menacées. Malgré ces protections, le braconnage et le trafic se poursuivent à des niveaux élevés, car l'application de la loi reste insuffisante et les réseaux de trafic demeurent rentables.
Lors de la 19e Conférence des Parties à la CITES (CoP19), en novembre 2022, les parties ont adopté une résolution exhortant tous les pays à faire rapport sur leurs stocks de pangolins et à "prendre toutes les mesures législatives, réglementaires et coercitives nécessaires pour fermer leurs marchés intérieurs au commerce commercial de spécimens de pangolins".
Le Botswana dispose de lois nationales protégeant la faune sauvage, mais le respect de la législation et les capacités de poursuite concernant les crimes spécifiques aux pangolins n'ont pas fait l'objet d'une évaluation systématique. Le SARPCAP prévoit d'élaborer et d'adapter des manuels de poursuite pour le trafic de pangolins dans les États africains de leur aire de répartition.
Mobilisation des communautés et solutions alternatives pour les moyens de subsistance
La nécessité économique est l'un des principaux facteurs du braconnage des pangolins en Afrique australe. Dans de nombreuses zones rurales, la chasse aux pangolins pour leur viande ou la collecte de leurs écailles représente une source de revenus ou de protéines pour les ménages, notamment dans les régions où les possibilités de subsistance sont limitées.
Le SARPCAP souligne que la conservation communautaire et la diversification des moyens de subsistance sont essentielles à la réussite à long terme. Au Cameroun, par exemple, la Rufford Foundation a soutenu des projets associant des recensements de populations de pangolins à des initiatives de subsistance, notamment l'élevage, la culture du poivre et des activités génératrices de revenus, afin de réduire la pression sur les populations sauvages.
Le secteur touristique du Botswana, notamment les lodges de safari et les conservancies, offre un modèle de mobilisation communautaire durable. Lorsque les opérateurs de safari et les entreprises touristiques soutiennent directement la protection de la faune par l'emploi, la gestion des habitats et le partage des revenus avec les communautés locales, les résultats en matière de conservation s'améliorent. Les voyageurs qui réservent des safaris favorables à la conservation par l'intermédiaire de SafariFind et de plateformes similaires contribuent directement aux salaires des rangers, aux patrouilles anti-braconnage et à la protection des habitats, dont bénéficient les pangolins comme les autres espèces.
Lacunes en matière de recherche et de suivi
Au Botswana, le principal obstacle à la conservation des pangolins est l'absence de données de référence sur les populations. L'IUCN et les organismes internationaux de conservation ont signalé le manque de données et les lacunes dans les rapports comme des obstacles majeurs à une protection efficace des pangolins à l'échelle mondiale.
Aucun recensement des populations de pangolins évalué par des pairs n'a été publié pour le Botswana. Sans chiffres de référence, il est impossible de :
- Mesurer l'efficacité des interventions de conservation.
- Identifier les zones sensibles au braconnage ou les secteurs prioritaires à protéger.
- Allouer efficacement les ressources.
- Rendre compte des progrès aux bailleurs de fonds internationaux ou aux parties à la CITES.
Le SARPCAP engage les pays signataires à réaliser des recensements des populations d'ici 2028, les analyses finales et les recommandations devant également être achevées d'ici 2028. Le Botswana devra disposer de financements dédiés et renforcer ses capacités techniques pour atteindre cet objectif. Des subventions internationales de recherche, comme celles proposées par le Brookfield Zoo Chicago North American Pangolin Consortium (période de dépôt ouverte jusqu'au May 1, 2026) et le CARN/Bochco Pangolin Conservation Grant Program, peuvent soutenir de jeunes scientifiques africains et des étudiants de troisième cycle menant des recherches de terrain au Botswana.
Comment les touristes et les opérateurs de safari peuvent soutenir la conservation des pangolins
Bien que les pangolins soient rarement observés en safari — ils sont nocturnes, solitaires et discrets — les voyageurs qui visitent le Botswana peuvent tout de même contribuer concrètement à leur protection :
- Choisir des lodges engagés pour la conservation : réserver des safaris auprès d'opérateurs qui financent les patrouilles anti-braconnage, la protection des habitats et l'emploi de rangers. De nombreux lodges des conservancies privées du Botswana réinvestissent les revenus du tourisme dans la gestion de la faune.
- Soutenir les initiatives de recherche : certains lodges collaborent avec des universités et des ONG pour réaliser des recensements de la faune. Demandez à votre opérateur s'il contribue au suivi des pangolins ou de la biodiversité.
- Respecter la faune et les habitats : suivre les règlements des parcs, rester sur les pistes désignées et éviter de déranger les animaux nocturnes ou leurs terriers.
- Agir en faveur de politiques adaptées : encourager votre gouvernement à soutenir le financement de la conservation des pangolins et à faire appliquer les protections de la CITES contre le commerce illégal.
- S'informer et sensibiliser son entourage : découvrir le rôle écologique des pangolins et partager ces connaissances. La sensibilisation du public renforce la volonté politique de protéger la nature.
Comprendre le conflit entre les humains et la faune sauvage au Botswana permet également de mieux comprendre pourquoi la conservation des pangolins est importante : à mesure que les populations humaines et l'utilisation des terres s'intensifient, les habitats sauvages se réduisent et les conflits augmentent. Parce qu'ils sont petits et inoffensifs, les pangolins sont souvent oubliés dans les discussions sur l'atténuation des conflits, alors que leur protection dépend de la même sécurité des habitats à l'échelle des paysages que celle dont bénéficient les espèces plus grandes et plus visibles.
Perspectives : défis et opportunités
La conservation des pangolins au Botswana se trouve à un tournant décisif. L'adoption du SARPCAP en 2024 représente un engagement institutionnel majeur et crée un cadre pour une action coordonnée. Plusieurs défis subsistent toutefois :
- Rareté des financements : les pangolins ne reçoivent qu'une fraction des financements mondiaux consacrés à la conservation, comparativement à la mégafaune charismatique. Le Botswana aura besoin de financements dédiés et à long terme pour mettre en œuvre les recensements, la lutte contre le braconnage et les programmes communautaires.
- Renforcement des capacités : peu de chercheurs ou de rangers basés au Botswana possèdent une expertise spécifique sur les pangolins. Des programmes de formation et de mentorat sont indispensables.
- Application transfrontalière de la loi : les réseaux de braconnage et de trafic opèrent au-delà des frontières. La réussite du SARPCAP dépendra de la coordination entre le Botswana, l'Afrique du Sud, la Namibie, la Zambie et les autres pays voisins.
- Réduction de la demande : tant que la demande d'écailles et de viande de pangolins ne diminuera pas sur les principaux marchés (notamment la Chine et le Vietnam pour les écailles, et certaines régions d'Afrique australe pour la viande de brousse), la seule action menée sur l'offre ne suffira pas.
- Résilience climatique : en modifiant les populations d'insectes et les habitats, le changement climatique imposera de nouvelles pressions aux pangolins. Les stratégies de conservation doivent tenir compte de l'adéquation future des habitats.
Le bilan est néanmoins encourageant : le plan d'action régional fournit une feuille de route, l'attention internationale portée aux pangolins s'accroît (comme le montrent les récentes résolutions de la CITES et les publications universitaires) et le tourisme de safari au Botswana peut financer leur protection si les ressources sont orientées judicieusement.
Principales organisations et contacts
IUCN Pangolin Specialist Group (PSG) : l'autorité mondiale en matière de science et de politiques de conservation des pangolins. Le Southern African Working Group du PSG dirige la mise en œuvre du SARPCAP et accueille la participation des gouvernements, des ONG et des partenaires de recherche.
African Pangolin Working Group (APWG) : une ONG basée en Afrique du Sud, fondée en 2011 et désormais reconnue à l'international pour ses actions de sensibilisation et de renforcement des capacités en faveur des pangolins. L'APWG a reçu les African Conservation Awards (deuxième place dans la catégorie "Best Conservation Supporter") et soutient l'élaboration de manuels de poursuite et d'application de la loi adaptés aux différents États africains de l'aire de répartition.
Botswana Department of Wildlife and National Parks (DWNP) : l'organisme gouvernemental responsable de la gestion de la faune sauvage au Botswana et signataire du SARPCAP.
Tusk Trust : un bailleur de fonds britannique pour la conservation qui soutient les organisations de rangers et la gestion des zones protégées en Afrique australe, notamment au Botswana.
Dernière révision : July 2026
Les données de conservation évoluent rapidement. Pour consulter les dernières estimations des populations de pangolins, les mises à jour sur les progrès du SARPCAP et les possibilités de financement, reportez-vous aux sources citées ci-dessous ainsi qu'au site officiel de l'IUCN Pangolin Specialist Group.
Questions fréquemment posées
Y a-t-il des pangolins au Botswana ?
Oui, les pangolins sont présents au Botswana, même si leur population exacte est inconnue en raison de l'absence de recensements de référence. Le Botswana fait partie du Southern African Regional Pangolin Conservation Action Plan (SARPCAP), qui regroupe huit pays où des populations de pangolins subsistent. Les recensements doivent être achevés d'ici 2028 afin d'établir les effectifs de référence.
Quelles espèces de pangolins vivent au Botswana ?
Les recherches ne précisent pas lesquelles des huit espèces de pangolins sont présentes au Botswana. Le SARPCAP couvre l'ensemble de l'Afrique australe, où le pangolin de Temminck (pangolin terrestre) est recensé en Afrique du Sud et classé comme vulnérable. La confirmation de la répartition de chaque espèce au Botswana nécessite des études de terrain, désormais prioritaires dans le cadre du SARPCAP.
Pourquoi les pangolins sont-ils menacés ?
Les huit espèces de pangolins sont en déclin et menacées d'extinction. Les principales menaces sont la perte d'habitat (due à l'exploitation forestière et à l'agriculture), la chasse pour la viande de brousse et la médecine traditionnelle, ainsi que le trafic illégal de leurs écailles. Entre 2000 et 2019, l'équivalent de plus de 895,000 pangolins ont été victimes de trafic dans le monde. Les pangolins sont les mammifères les plus braconnés au monde et l'application des interdictions du commerce international (Annexe I de la CITES, en vigueur depuis 2016) reste insuffisante.
Qu'est-ce que le SARPCAP et comment aide-t-il les pangolins au Botswana ?
Le Southern African Regional Pangolin Conservation Action Plan (SARPCAP) est la toute première stratégie régionale consacrée aux pangolins. Il a été lancé en 2024 par l'IUCN Pangolin Specialist Group pour huit pays d'Afrique australe, dont le Botswana. Il définit jusqu'en 2056 des actions coordonnées concernant le suivi des populations, la protection des habitats, l'application de la loi, la mobilisation des communautés et le financement durable. Le SARPCAP vise à établir des populations de pangolins stables dans des habitats sains, avec le soutien des communautés.
Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur les pangolins en Afrique australe ?
Les principales menaces identifiées par le SARPCAP sont la perte d'habitat (exploitation forestière et agriculture de subsistance), la chasse et le piégeage pour la consommation familiale et la médecine traditionnelle, le trafic illégal d'écailles et de viande, le non-respect de la législation sur la faune sauvage et des protections de la CITES, ainsi que le changement climatique qui affecte la disponibilité des proies. La modification des habitats est la menace la plus importante, suivie par la diminution de la disponibilité des proies et le commerce illégal.
Comment aider à protéger les pangolins lors d'un safari au Botswana ?
Choisissez des lodges de safari engagés dans la conservation, qui financent les patrouilles anti-braconnage et la protection des habitats ; demandez si votre opérateur soutient la recherche ou le suivi de la faune ; respectez la faune et les règlements des parcs ; et informez-vous, ainsi que votre entourage, sur le rôle écologique des pangolins. Les revenus du tourisme peuvent financer directement l'emploi des rangers et la gestion des habitats, au bénéfice des pangolins et des autres animaux sauvages.
Existe-t-il un programme de réintroduction des pangolins en Afrique australe ?
Oui. &Beyond Phinda Private Game Reserve, en Afrique du Sud, mène un programme de réintroduction des pangolins qui a été nommé parmi les finalistes des Regenerative Travel Impact Awards 2023. Ce programme rétablit des pangolins dans des zones où ils avaient disparu et pourrait servir de modèle à de futures translocations dans d'autres pays d'Afrique australe, notamment au Botswana.
Combien y a-t-il de pangolins au Botswana ?
La population exacte de pangolins au Botswana est inconnue. Aucun recensement de référence n'a été publié. On sait très peu de choses sur les effectifs de pangolins dans la plupart des États africains de leur aire de répartition, et ce manque de données constitue un obstacle majeur à une conservation efficace. Le SARPCAP engage le Botswana à réaliser des recensements d'ici 2028 afin d'établir les chiffres de référence.
Les pangolins sont-ils protégés par la loi au Botswana ?
Oui, les huit espèces de pangolins sont protégées par l'Annexe I de la CITES (interdiction du commerce international en vigueur depuis 2016). Le Botswana dispose de lois nationales sur la protection de la faune, mais l'application de la loi et les capacités de poursuite concernant les crimes spécifiques aux pangolins n'ont pas fait l'objet d'une évaluation systématique. Le SARPCAP prévoit des mesures visant à renforcer l'application de la loi et à élaborer des manuels de poursuite pour le trafic de pangolins.
Combien coûtent les pangolins sur le marché illégal ?
Les recherches ne fournissent pas de données précises sur le prix des pangolins sur les marchés illégaux. Elles indiquent toutefois que les réseaux de trafic restent rentables malgré les interdictions internationales, ce qui laisse penser que la demande d'écailles et de viande est suffisamment forte pour maintenir le commerce illégal. La réduction de la demande sur les principaux marchés (notamment pour les écailles destinées à la médecine traditionnelle) est considérée comme essentielle pour réduire la pression du braconnage.
Quel rôle les pangolins jouent-ils dans les écosystèmes du Botswana ?
Les pangolins régulent naturellement les populations de nuisibles en se nourrissant de fourmis et de termites dans les habitats forestiers et les prairies. Lorsque leurs populations déclinent, les écosystèmes se déséquilibrent. Protéger les pangolins contribue au maintien d'écosystèmes sains et fonctionnels, qui soutiennent l'ensemble de la faune et les communautés humaines.
Quelles organisations dirigent la conservation des pangolins en Afrique australe ?
L'IUCN Pangolin Specialist Group (PSG) dirige la science et les politiques mondiales de conservation des pangolins, notamment le SARPCAP. L'African Pangolin Working Group (APWG), une ONG basée en Afrique du Sud, est reconnu pour ses actions de sensibilisation et de renforcement des capacités (African Conservation Awards, 2023). Le Botswana's Department of Wildlife and National Parks (DWNP) est l'organisme gouvernemental responsable, avec le soutien de bailleurs tels que Tusk Trust.
V2Ui.sources
- WORKSHOP REPORT – Southern African Regional Pangolin Conservation Action Plan (SARPCAP) 2024
- Pangolins | U.S. Fish & Wildlife Service(official)
- Pangolin Conservation Efforts | World Animal Protection
- Botswana Country Profile | National Geographic Kids
- Pangolins – Facts, Habitat, Endangered Status | Born Free USA
- Lack of Data and Reporting Gaps Hamper Global Efforts to Protect Pangolins | IUCN Press Release, July 2026
- Tusk Trust Limited – Financial Report Year Ended 31 December 2024
- African Pangolin Working Group Interim Report 2023–2024
- Enhancing Pangolins' Conservation in the Southern Cameroon Plateau | The Rufford Foundation
- Protecting the Pangolin – Conservation at Brookfield Zoo Chicago
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