Protection des pangolins au Eswatini en 2026 : crise et action
Les pangolins d'Eswatini sont victimes d'environ 2 500 braconnages par an, ce qui en fait les animaux les plus trafiqués d'Afrique australe. Les efforts de conservation prennent de l'ampleur grâce à Big Game Parks, aux initiatives transfrontalières et à la mobilisation des communautés, mais les réseaux de trafic gardent une longueur d'avance sur les forces de l'ordre.

Réponse rapide : état de la conservation des pangolins au Eswatini
Les quatre espèces africaines de pangolins sont menacées d'extinction, et Eswatini constitue un corridor majeur du trafic. On estime que 2 500 pangolins y sont braconnés chaque année, ce qui en fait les mammifères les plus trafiqués de la région. Bien que la législation nationale protège les huit espèces de pangolins présentes dans le monde, l'application de la loi reste faible et les réseaux clandestins de trafic sont devenus plus sophistiqués. Toutefois, les aires protégées et les partenariats avec les ONG commencent à inverser cette tendance grâce à la formation des rangers, à la sensibilisation des communautés et à la collaboration transfrontalière avec l'Afrique du Sud.
Pourquoi les pangolins sont importants au Eswatini
Les pangolins, ces fourmiliers couverts d'écailles dont la langue peut atteindre la longueur du corps, vivent dans une grande partie de l'Afrique australe, notamment dans les paysages montagneux d'Eswatini. Le royaume abrite le pangolin terrestre et d'autres espèces africaines, qui jouent un rôle écologique essentiel en contrôlant les populations de termites et de fourmis et en régulant la santé des sols ainsi que la structure des forêts. Pourtant, les pangolins restent parmi les animaux menacés les moins connus au monde. Alors que le braconnage des éléphants et des rhinocéros domine l'actualité de la conservation, les pangolins, mammifères les plus trafiqués au monde, sont chassés systématiquement avec une sensibilisation du public bien moindre.
La Liste rouge de l'UICN reconnaît les huit espèces de pangolins comme menacées, dont trois sont classées en danger critique d'extinction : le pangolin de Sunda, le pangolin des Philippines et le pangolin chinois. Les populations asiatiques ont diminué de plus de 90 % en quelques décennies seulement, ce qui montre à quelle vitesse l'exploitation peut faire s'effondrer les populations sauvages. Au Eswatini, où la demande de viande et d'écailles de pangolin, utilisées dans la médecine traditionnelle asiatique, alimente un lucratif commerce clandestin, l'espèce subit une pression existentielle.
La crise du braconnage : ampleur et facteurs
On estime à 2 500 le nombre de pangolins braconnés chaque année au Eswatini. Ce chiffre, rapporté au milieu des années 2010, reste la référence pour la planification de la conservation, même si les chiffres actuels pourraient être plus élevés compte tenu de l'expansion des réseaux de trafic documentée dans les régions voisines. Les braconniers ciblent les pangolins dans les forêts, les font passer vivants par-delà les frontières et les destinent à la viande et aux écailles avant que les équipes de conservation puissent intervenir.
La demande provient très majoritairement d'Asie, en particulier de Chine et du Viêt Nam, où les écailles de pangolin sont utilisées dans la médecine traditionnelle, malgré l'absence d'efficacité scientifique démontrée, et où sa viande est considérée comme un mets raffiné. Malgré les interdictions internationales du commerce à des fins commerciales prévues par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), le trafic reste très rentable, car les chaînes d'approvisionnement sont décentralisées et les capacités de contrôle sont mises à rude épreuve.
Au Eswatini en particulier, les forces de l'ordre ont constaté une tendance préoccupante : les braconniers et passeurs de bas niveau sont arrêtés, mais les réseaux de trafic de haut niveau bénéficient d'une quasi-impunité. Certains résidents fortunés conserveraient des pangolins comme symboles de statut social et les offriraient à des visiteurs, banalisant ainsi leur détention et alimentant la demande. Les réseaux clandestins se sont sophistiqués, remplaçant le commerce ouvert des décennies précédentes par des opérations secrètes plus difficiles à détecter et à démanteler.
Efforts de conservation : organisations, programmes et rangers
Big Game Parks et gestion des aires protégées
La Big Game Parks National Wildlife Authority d'Eswatini, dirigée par le secrétaire à la conservation Xolile Shongwe, supervise les aires protégées du royaume et joue un rôle central dans la protection des pangolins. L'autorité souligne que les réserves bordant des zones de vie sauvage, notamment celles situées en Afrique du Sud, doivent disposer de clôtures suffisamment solides pour résister au passage du gibier, afin de prévenir les conflits avec la faune et de maintenir les animaux dans des limites sécurisées. Cette mesure est essentielle dans le sud d'Eswatini, où les déplacements transfrontaliers d'animaux depuis des réserves telles que Harloo Private Reserve, dans la province sud-africaine du KwaZulu-Natal, ont créé des risques de conflits entre humains et animaux ainsi que de transmission de maladies.
Les aires de conservation transfrontalières d'Eswatini, gérées en partenariat avec la Peace Parks Foundation, couvrent plus de 10 000 km² et abritent plusieurs espèces du Red Data Book, notamment les rhinocéros blancs et noirs, les singes samango et les antilopes suni. Bien que les pangolins ne soient pas la priorité de ces réserves, la protection des habitats qu'elles assurent, notamment des forêts et des prairies, est essentielle à leur survie. Le Maputaland Centre, qui s'étend de part et d'autre de la frontière entre Eswatini et l'Afrique du Sud, compte au moins 2 500 types de végétation et reste largement inexploré en ce qui concerne les populations de pangolins.
Tusk Foundation et soutien local
La Tusk Foundation, un important financeur de la conservation en Afrique, a apporté 8 549 £ à Big Game Parks, selon les rapports financiers de 2023, permettant à l'autorité de développer la formation des rangers et la mobilisation des communautés dans les aires protégées. Le modèle de Tusk privilégie le financement d'organisations de conservation locales et émergentes dont l'impact potentiel est démontré, reconnaissant que les communautés et les rangers sont les mieux placés pour lutter contre le trafic à sa source.
Sensibilisation et contrôle au niveau communautaire
La Swaziland Tourism Authority, qui opère désormais sous la marque nationale d'Eswatini, a mis en place des réseaux d'informateurs communautaires chargés de signaler le trafic de pangolins. Toutefois, l'efficacité de ces réseaux reste limitée par la faiblesse des poursuites engagées contre les trafiquants de haut niveau et par l'insuffisance des incitations économiques à la participation des communautés. Les recherches menées sur des programmes communautaires de conservation des pangolins au Népal et en Inde révèlent une leçon essentielle : il est difficile de maintenir le soutien local sans avantages économiques directs pour les communautés participantes.
Les programmes qui ont réussi combinent trois éléments : (1) la sensibilisation au statut menacé de l'espèce et aux lois de protection ; (2) des avantages directs ou indirects en matière de moyens de subsistance pour les communautés ; et (3) une menace crédible de sanctions contre les braconniers. Les initiatives d'Eswatini sont encore en train de réunir ces composantes : les campagnes de sensibilisation gagnent du terrain, mais les alternatives économiques et la régularité des poursuites restent insuffisantes.
Collaboration transfrontalière et formation des rangers
Eswatini participe à des formations régionales sur la criminalité liée aux espèces sauvages, coordonnées par l'intermédiaire des réseaux d'application de la loi d'Afrique australe. Des programmes similaires au Mozambique, au Zimbabwe et en Afrique du Sud ont formé des centaines de rangers aux techniques de lutte contre le trafic, au suivi spatial et à l'investigation des scènes de crime. Même si aucune formation spécifiquement consacrée aux pangolins n'est documentée comme programme indépendant au Eswatini, les rangers des aires protégées du royaume bénéficient du renforcement plus général des capacités d'application du droit de la faune dans le cadre des initiatives transfrontalières.
Le défi reste celui de la coordination : le trafic de pangolins est un crime transnational, et un seul braconnier arrêté au Eswatini peut appartenir à une chaîne d'approvisionnement passant par l'Afrique du Sud et le Mozambique, puis par les ports d'Afrique de l'Est. Les accords de coopération transfrontalière sont indispensables, mais leur gestion administrative est complexe.
Protection des habitats et rôle du tourisme
Le réseau de parcs nationaux et de réserves naturelles communautaires d'Eswatini, notamment Hlane Royal National Park et Shewula Community Nature Reserve, offre un refuge essentiel aux pangolins et à d'autres animaux sauvages. Les revenus du tourisme animalier financent les patrouilles de rangers, les opérations anti-braconnage et les programmes de conservation communautaire. Les voyageurs qui réservent des safaris favorisant la conservation par l'intermédiaire de plateformes comme SafariFind contribuent directement à ces efforts de protection.
Les conservancies communautaires d'Eswatini, décrites dans de récentes études de conservation, commencent à intégrer la protection des pangolins dans leurs plans de gestion des terres. Lorsque les revenus du tourisme sont réinvestis de manière transparente dans des projets communautaires, comme des écoles, des dispensaires et des réseaux d'approvisionnement en eau, les habitants deviennent des acteurs de la survie de la faune au lieu de considérer le braconnage comme un moyen de subsistance. Cette évolution est en cours, mais elle reste fragile et dépend d'un financement et d'une gouvernance constants.
Cadre juridique international
Les huit espèces de pangolins figurent à l'Annexe II de la CITES, qui limite le commerce international, ou à l'Annexe I, qui interdit le commerce à des fins commerciales. Eswatini est signataire de la CITES et applique les lois nationales de protection de la faune, notamment la protection des pangolins au titre de l'Annexe I de sa loi sur la faune. Toutefois, la protection juridique n'a pas suffi à endiguer le trafic ; l'application de la loi exige des investissements durables dans les patrouilles frontalières, la formation des douaniers et les poursuites judiciaires.
Le Pangolin Specialist Group, hébergé par la Zoological Society of London, contribue au renforcement des politiques en participant aux réunions de la CITES et en apportant des recherches fondées sur des données scientifiques concernant la biologie des pangolins, les menaces qui pèsent sur eux et les résultats des actions de conservation. Les autorités chargées de la faune au Eswatini échangent avec ce réseau mondial, même si la participation directe du royaume aux activités du Specialist Group n'est pas documentée dans les rapports actuels.
Résultats, revers et défis actuels
Ce qui fonctionne
- La sensibilisation progresse. La couverture médiatique du trafic de pangolins et la Journée mondiale du pangolin, organisée le troisième samedi de février, ont renforcé la prise de conscience du public face à la crise. Les campagnes menées par des célébrités et des ONG commencent à faire évoluer les perceptions, même si les pangolins restent éclipsés par les éléphants et les rhinocéros dans l'attention accordée à la conservation.
- Les contrôles se renforcent aux frontières. La coordination entre les douanes et l'autorité chargée de la faune au Eswatini s'est améliorée, entraînant davantage de saisies de produits issus de pangolins destinés à l'exportation.
- Les capacités de sauvetage et de réhabilitation émergent. Même si Eswatini ne dispose pas encore d'un centre dédié au sauvetage des pangolins, contrairement au Mandai Zoo de Singapour, qui a réhabilité plus de 120 pangolins, des partenariats avec des établissements vétérinaires et des ONG sud-africains permettent de prodiguer des soins d'urgence aux animaux saisis ou blessés.
Des défis persistants
- Les réseaux clandestins de trafic prennent de vitesse les forces de l'ordre. Les braconniers sont passés du commerce ouvert à des réseaux secrets, rendant la détection plus difficile. Les trafiquants de haut niveau et les responsables corrompus restent largement intouchables.
- Les incitations économiques à la participation des communautés sont faibles. Sans alternatives directes en matière de revenus, les réseaux d'informateurs communautaires peinent à maintenir leur engagement.
- Fragmentation des habitats et conflits entre humains et animaux. Les déplacements transfrontaliers de la faune et les clôtures inadéquates dans certaines zones exposent les pangolins à la pression du braconnage et les communautés à des pertes économiques, créant des tensions qui fragilisent la coopération en matière de conservation.
- Le financement spécifique des programmes consacrés aux pangolins est limité. Contrairement à la conservation des rhinocéros et des éléphants, la protection des pangolins reçoit beaucoup moins de financements des donateurs, ce qui limite la formation des rangers, l'accès aux technologies et la mobilisation des communautés.
- Le faible taux de reproduction complique le rétablissement. Les pangolins ne donnent naissance qu'à un ou deux petits par an, et les jeunes dépendent de leur mère pendant un à deux ans, ce qui ralentit le rétablissement des populations après la pression du braconnage.
Leçons de la conservation mondiale des pangolins
Eswatini peut s'inspirer de programmes menés ailleurs. Au Népal, la conservation communautaire du pangolin chinois a montré que la sensibilisation au statut menacé de l'espèce et aux lois de protection peut faire évoluer les attitudes et stigmatiser le braconnage, mais uniquement si elle s'accompagne d'une application crédible de la loi et d'avantages concrets pour les communautés. Au Viêt Nam, l'organisation de Thai Van Nguyen, Save Vietnam's Wildlife, a mis en place le premier suivi au monde de pangolins relâchés au moyen de drones et a obtenu une réduction de 80 % des activités de braconnage illégal grâce à des programmes intégrés de sauvetage, de réhabilitation, de réintroduction et d'éducation, sauvant 1 540 pangolins entre 2014 et 2020.
À l'échelle mondiale, la conservation la plus efficace des pangolins associe : (1) les enquêtes sur la criminalité liée aux espèces sauvages ; (2) la coopération avec la police et les pouvoirs publics ; (3) le sauvetage et la réhabilitation des animaux vivants ; (4) la protection des habitats ; et (5) les campagnes visant à réduire la demande de produits issus de pangolins. Les efforts actuels d'Eswatini couvrent les éléments 1, 2 et 4, mais accusent un retard en matière de réduction de la demande et de capacités de réhabilitation.
Comment les voyageurs peuvent soutenir la protection des pangolins
- Réservez des safaris auprès d'opérateurs engagés pour la conservation. Choisissez des expériences animalières dont les revenus sont réinvestis en toute transparence dans les patrouilles de rangers et les programmes communautaires. SafariFind travaille avec des opérateurs engagés dans la lutte contre le braconnage et la protection des habitats.
- Soutenez les conservancies communautaires. Séjournez dans des réserves et lodges gérés par les communautés, où les revenus du tourisme financent directement la conservation locale et les initiatives en faveur des moyens de subsistance.
- N'achetez pas de produits ni de souvenirs issus de pangolins. La demande d'écailles, de viande et d'objets décoratifs alimente le trafic. Refusez toute proposition de produits dérivés du pangolin.
- Faites un don à des organisations de conservation des pangolins vérifiées. Le Pangolin Specialist Group, World Animal Protection et les ONG régionales qui travaillent au Eswatini et en Afrique du Sud sont des intermédiaires fiables pour apporter votre soutien.
- Demandez une meilleure application de la loi. Encouragez les gouvernements et les signataires de la CITES à donner la priorité aux poursuites contre les trafiquants de haut niveau, et pas uniquement contre les braconniers de bas niveau.
- Faites circuler l'information. Partagez sur les réseaux sociaux des récits consacrés à la protection des pangolins et soutenez les campagnes de la Journée mondiale du pangolin afin d'attirer davantage l'attention du public.
Perspectives : 2026 et au-delà
La conservation des pangolins au Eswatini se trouve à un tournant critique. Le royaume dispose du cadre juridique, des infrastructures d'aires protégées et des partenariats internationaux nécessaires pour inverser le déclin, mais le financement durable, la volonté judiciaire et la mobilisation des communautés restent insuffisants. Le nombre estimé de 2 500 braconnages annuels représente un rythme de perte insoutenable et, sans accélération des efforts actuels, les populations de pangolins d'Eswatini pourraient s'effondrer en l'espace d'une décennie.
Parmi les signes positifs figurent la sensibilisation croissante des acteurs du tourisme et de la conservation au Eswatini, l'amélioration de la coordination transfrontalière avec l'Afrique du Sud et l'augmentation des financements internationaux consacrés à la prévention de la criminalité liée aux espèces sauvages dans la région. Si le gouvernement et les donateurs d'Eswatini accordent à la conservation des pangolins la même intensité d'action qu'à la protection des rhinocéros et des éléphants, en prévoyant notamment des financements dédiés, la formation des rangers, la réduction de la demande et le partage des bénéfices avec les communautés, les populations pourront se stabiliser et se rétablir.
Dernière vérification : août 2026. Les données de conservation évoluent : consultez les sources citées pour obtenir les chiffres les plus récents.
Questions fréquemment posées
Combien de pangolins sont braconnés chaque année au Eswatini ?
On estime que 2 500 pangolins sont braconnés chaque année au Eswatini, ce qui en fait les animaux les plus trafiqués du royaume. Ce chiffre sert de référence aux autorités de conservation pour leur planification, même si le nombre actuel pourrait être plus élevé compte tenu de l'expansion des réseaux clandestins de trafic documentée dans la région.
Pourquoi les pangolins sont-ils les mammifères les plus trafiqués au monde ?
Les pangolins sont chassés pour leurs écailles, utilisées dans la médecine traditionnelle asiatique, notamment en Chine et au Viêt Nam, ainsi que pour leur viande, considérée comme un mets raffiné. Malgré les interdictions internationales du commerce à des fins commerciales prévues par la CITES, le trafic reste rentable, car la demande est forte, les chaînes d'approvisionnement sont décentralisées et les capacités de contrôle sont faibles.
Quelles espèces de pangolins vivent au Eswatini ?
Quatre espèces africaines de pangolins sont originaires d'Afrique australe, notamment d'Eswatini. Le pangolin terrestre est la principale espèce présente dans les forêts et les prairies du royaume. Tous les pangolins africains sont classés comme menacés sur la Liste rouge de l'UICN.
Que fait Big Game Parks au Eswatini pour protéger les pangolins ?
La Big Game Parks National Wildlife Authority, dirigée par le secrétaire à la conservation Xolile Shongwe, gère les aires protégées d'Eswatini et fait appliquer le droit de la faune. L'autorité forme les rangers aux techniques anti-braconnage, entretient les clôtures périphériques afin de prévenir le trafic d'animaux et les conflits entre humains et animaux, et coordonne ses actions avec des partenaires régionaux. Toutefois, les programmes spécifiquement consacrés aux pangolins restent limités par rapport à ceux dédiés à la conservation des rhinocéros et des éléphants.
Les pangolins sont-ils protégés par la loi au Eswatini ?
Oui. Les huit espèces de pangolins sont protégées par la loi sur la faune d'Eswatini et figurent à l'Annexe I ou II de la CITES. Toutefois, la protection juridique n'a pas suffi à endiguer le trafic ; une application efficace de la loi exige des investissements durables dans les patrouilles frontalières, la formation des douaniers, les salaires des rangers et les poursuites contre les trafiquants de haut niveau.
Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur les pangolins au Eswatini ?
Le braconnage pour la viande et les écailles, alimenté par la demande asiatique, est la principale menace. Viennent ensuite la fragmentation des habitats, les conflits entre humains et animaux dans les zones frontalières et le faible rythme de rétablissement des populations, les pangolins ne donnant naissance qu'à un ou deux petits par an. Les réseaux clandestins de trafic sont devenus plus sophistiqués, rendant la détection et l'application de la loi plus difficiles.
Comment le tourisme peut-il soutenir la protection des pangolins au Eswatini ?
Les revenus du tourisme animalier financent les patrouilles de rangers, les opérations anti-braconnage et les programmes de conservation communautaire. Lorsque les touristes réservent des safaris auprès d'opérateurs engagés pour la conservation et séjournent dans des réserves gérées par les communautés, leurs dépenses soutiennent directement la protection des habitats et créent des incitations économiques pour que les habitants protègent les pangolins au lieu de les braconner.
Quelles actions de conservation des pangolins sont efficaces dans le monde ?
Les programmes les plus efficaces associent enquêtes sur la criminalité liée aux espèces sauvages, coopération avec la police et les pouvoirs publics, sauvetage et réhabilitation des animaux vivants, protection des habitats et campagnes de réduction de la demande. Au Viêt Nam, Save Vietnam's Wildlife a obtenu une réduction de 80 % du braconnage grâce à des programmes intégrés de sauvetage, de réhabilitation, de réintroduction et d'éducation.
Pourquoi le braconnage des pangolins est-il moins connu que celui des rhinocéros et des éléphants ?
La couverture médiatique intense consacrée aux grands animaux emblématiques comme les éléphants et les rhinocéros a éclipsé les pangolins, moins connus, solitaires et nocturnes. Les célébrités et les grands bailleurs de fonds de la conservation se sont historiquement concentrés sur les espèces de grande taille, laissant les pangolins, mammifères les plus trafiqués au monde, chroniquement sous-financés et négligés.
Que puis-je faire pour aider à protéger les pangolins lors d'un séjour au Eswatini ?
Réservez des safaris auprès d'opérateurs engagés pour la conservation, séjournez dans des réserves gérées par les communautés, n'achetez ni produits ni souvenirs issus de pangolins, faites un don à des organisations de pangolins vérifiées et sensibilisez votre entourage sur les réseaux sociaux. Soutenez les campagnes de la Journée mondiale du pangolin, organisée le troisième samedi de février, afin d'attirer l'attention du public sur cette crise.
La viande de pangolin est-elle sans danger ?
Non. Outre la crise de la conservation, la viande de pangolin présente des risques de maladies zoonotiques. L'espèce est protégée par le droit international et national, et sa consommation est illégale dans la plupart des pays. Manger des produits issus de pangolins soutient les réseaux de trafic et pousse l'espèce vers l'extinction.
Comment signaler un trafic de pangolins au Eswatini ?
Contactez la Big Game Parks National Wildlife Authority d'Eswatini ou la Swaziland Tourism Authority, qui opère désormais sous la marque nationale d'Eswatini. Les signalements transmis à la police locale et aux rangers peuvent déclencher des enquêtes. Les signalements internationaux peuvent être adressés à TRAFFIC, le réseau de surveillance du commerce des espèces sauvages, qui travaille avec les douanes et les forces de l'ordre de part et d'autre des frontières.
V2Ui.sources
- On Scaling Up Pangolin Conservation - Pangolin Specialist Group
- Community-based Pangolin Conservation, Nepal | People not poaching
- Tusk Foundation Financial Report YE Dec 2023
- Pangolin Conservation Efforts – Sahyadri Nisarga Mitra
- World Pangolin Day: Awareness and Action
- Pangolin Conservation Efforts – World Animal Protection
- PL 114-231, Sec. 301(d) 2024 Strategic Review(official)
- The fence that isn't: Wildlife, disease and neglect on the SA-Eswatini border - Oxpeckers
- Singapore's Research and Rescue Conservation Efforts for the Sunda Pangolin — Reverse the Red
- Reconnecting Africa's wild spaces to create a future for... - Peace Parks Foundation
- The Plight of Swaziland's Pangolins - Earth Island Journal
- Community Conservancies in Eswatini (2026)
- Thai Van Nguyen - Goldman Environmental Prize
En lien avec
Prêt à vivre votre safari ?
Parcourez une sélection de circuits safari et trouvez votre voyage africain idéal auprès d’opérateurs vérifiés.


