Conservation de la girafe de Rothschild au Botswana en 2026
Les girafes de Rothschild sont absentes du Botswana ; il n'en reste qu'environ 1 399 dans le monde, principalement en Ouganda et au Kenya. Le Botswana abrite la sous-espèce de girafe méridionale (angolaise), plus abondante, qui comptait environ 8 343 individus en 2018 et fait face à la perte de son habitat ainsi qu'au braconnage.

Réponse rapide : les girafes de Rothschild au Botswana
Les girafes de Rothschild ne vivent pas au Botswana. Cette sous-espèce en danger critique est limitée au nord de l'Ouganda et au centre-ouest du Kenya, où moins de 1 400 individus survivent à l'état sauvage. Le Botswana abrite la girafe méridionale (Giraffa giraffa), plus précisément les sous-espèces angolaise et sud-africaine, avec une population estimée à 8 343 individus lors du dernier recensement aérien de 2018. Bien que les populations de girafes du Botswana restent relativement stables par rapport à celles d'autres régions africaines, elles sont confrontées à des menaces croissantes : fragmentation de l'habitat, chasse illégale et conflits entre humains et animaux sauvages.
Pourquoi c'est important : la conservation des girafes en Afrique australe
Le Botswana joue un rôle essentiel dans la conservation des girafes en Afrique australe. Le pays possède de vastes espaces protégés et des habitats humides — le delta de l'Okavango abritait à lui seul environ 4 331 girafes en 2018 — ce qui en fait un bastion de l'espèce dans toute la région. Le tourisme est la deuxième source de revenus du Botswana, et la présence d'animaux emblématiques comme les girafes génère directement des retombées économiques grâce à l'observation de la faune et aux activités de safari. Comprendre la conservation des girafes au Botswana est essentiel pour maintenir des populations viables dans la région de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et protéger l'un des animaux les plus reconnaissables de la planète.
Les girafes du Botswana : la girafe méridionale
Le Botswana abrite exclusivement la girafe méridionale (Giraffa giraffa), qui comprend deux sous-espèces : la girafe angolaise (G. g. angolensis) et la girafe sud-africaine (G. g. giraffa). Ces girafes se distinguent par des taches en forme d'étoile, relativement rapprochées, qui couvrent tout le corps, y compris les pattes. La girafe méridionale est classée dans la catégorie préoccupation mineure par l'UICN, même si ce statut pourrait devoir être réévalué, certaines populations régionales connaissant des déclins localisés.
Contrairement à la girafe de Rothschild, en danger critique, que l'on trouve uniquement en Ouganda et au Kenya, les populations de girafes du Botswana bénéficient du vaste réseau d'espaces protégés du pays et d'un environnement politique relativement stable. Cela ne signifie toutefois pas qu'elles soient à l'abri des menaces.
Population actuelle de girafes au Botswana : chiffres et répartition
Le dernier recensement complet des girafes au Botswana a été réalisé en 2018. Il estimait la population totale à 8 343 girafes dans le nord du Botswana, dans les districts de Chobe, Central et Ngamiland. Ce chiffre représente une légère baisse par rapport au recensement de 2014, mais cette diminution a été jugée statistiquement non significative et les populations restent globalement stables.
Au Botswana, les girafes sont principalement concentrées dans les régions du nord :
- Delta de l'Okavango : environ 4 331 individus (2018)
- Ngamiland : environ 5 262 individus (2018)
- District de Chobe : des populations plus réduites mais persistantes
- Central Kalahari Game Reserve (CKGR) : environ 1 210 individus (2018)
- Parcs nationaux de Makgadikgadi Pans et Nxai Pan : environ 562 individus (2018)
Historiquement, les girafes occupaient une aire plus vaste au Botswana. Entre 1989 et 1991, la population totale était estimée à 11 706 individus. Le chiffre de 8 343 recensé en 2018 reflète la perte et la fragmentation de l'habitat, particulièrement dans les districts du sud et du centre, même si les populations restent viables dans les principales zones protégées.
Principales menaces pesant sur les girafes du Botswana
Perte et fragmentation de l'habitat
La principale menace pour les girafes au Botswana est la perte et la fragmentation de l'habitat dues à l'expansion agricole. À mesure que les établissements humains et les terres agricoles empiètent sur les aires traditionnelles des girafes, les populations se retrouvent isolées dans des zones plus petites et déconnectées. Cette fragmentation réduit la diversité génétique, augmente la consanguinité et rend les populations plus vulnérables aux maladies et aux perturbations environnementales.
Les districts du delta de l'Okavango et du Ngamiland, qui abritent les populations de girafes les plus importantes, subissent une pression croissante liée à l'élevage bovin, aux cultures et au développement des infrastructures. Bien que le Botswana ait instauré des lois strictes de protection de la faune, leur application reste difficile dans les régions isolées.
Chasse illégale et braconnage
La chasse illégale (braconnage) constitue une menace persistante et grave pour la survie des girafes au Botswana. Contrairement à des espèces plus médiatisées comme les éléphants ou les rhinocéros, le braconnage des girafes est souvent sous-déclaré et sous-estimé. Les braconniers les ciblent pour leur viande de brousse, leur peau et leur queue, utilisée dans l'artisanat traditionnel. Les collets posés pour d'autres espèces, comme les antilopes, peuvent également piéger mortellement les girafes.
Dans l'Ouganda voisin, où les girafes de Rothschild sont concentrées dans le parc national de Murchison Falls, le braconnage — notamment au moyen de collets — a été identifié comme un défi majeur pour la conservation. Les populations de girafes du Botswana, bien que plus importantes, subissent des pressions similaires dans les zones où les patrouilles de rangers sont insuffisantes et les infrastructures de lutte contre le braconnage limitées.
Conflits entre humains et animaux sauvages
Les conflits entre humains et animaux sauvages au Botswana ont un impact direct sur la survie des girafes. À mesure que les populations humaines s'étendent dans les corridors fauniques, les girafes endommagent de plus en plus les cultures et se disputent les ressources fourragères avec le bétail. Les agriculteurs peuvent se venger en empoisonnant ou en abattant les girafes. À l'inverse, leur présence peut attirer des prédateurs (lions, hyènes) qui menacent le bétail, ce qui accroît encore les tensions.
La pénurie d'eau, aggravée par les sécheresses et la variabilité climatique, contraint la faune et le bétail à se concentrer autour d'un nombre limité de points d'eau, ce qui intensifie les conflits et le risque de transmission de maladies.
Climat et sécheresse
Le climat semi-aride du Botswana rend les populations de girafes vulnérables aux sécheresses sévères. Les longues périodes sèches réduisent la disponibilité du fourrage et concentrent les animaux autour des points d'eau, augmentant les risques de maladie et les tensions entre humains et animaux sauvages. Les modèles climatiques prévoient une augmentation de la fréquence des sécheresses en Afrique australe, ce qui représente une menace à long terme pour la survie des girafes.
Les actions en cours : programmes et organisations de conservation
Réseau d'espaces protégés et rôle des pouvoirs publics
Le Department of Wildlife and National Parks (DWNP) du Botswana gère un réseau de parcs nationaux et de réserves de chasse qui constitue le socle de la conservation des girafes. Les principaux espaces protégés comprennent :
- Okavango Delta National Park – le plus grand delta intérieur d'Afrique et un bastion des girafes
- Chobe National Park – abrite une faune variée et des populations saisonnières de girafes
- Central Kalahari Game Reserve (CKGR) – une vaste réserve peu peuplée qui accueille des populations de girafes stables
- Makgadikgadi Pans National Park – un refuge important pendant la saison sèche
Ces espaces protégés, qui couvrent environ 29 % du territoire du Botswana, offrent un habitat essentiel et des infrastructures de surveillance.
Stratégie régionale : KAZA et coopération transfrontalière
Le Botswana participe à la Kavango Zambezi Transfrontier Conservation Area (KAZA TFCA), un cadre de coopération régionale qui s'étend sur l'Angola, le Botswana, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe. La KAZA Giraffe Conservation Strategy (2022–2026) coordonne la protection des girafes au-delà des frontières internationales, reconnaissant que les populations se déplacent librement d'un pays à l'autre.
Cette approche transnationale permet de partager les renseignements sur le braconnage, de coordonner les patrouilles de rangers et d'harmoniser les politiques de gestion de la faune. L'accent mis par la KAZA sur la conservation à l'échelle des paysages contribue au maintien des échanges génétiques et de la résilience des populations de girafes dans toute la région.
Soutien des ONG et de la communauté internationale
Les organisations de conservation qui protègent la faune du Botswana comprennent :
- Giraffe Conservation Foundation (GCF) – fournit un soutien technique, des financements et assure le suivi des populations en Afrique, notamment au Botswana.
- Coaching Conservation (CC) Botswana – s'associe au Southern African Wildlife College (SAWC) pour former les rangers et renforcer les capacités en matière de conservation. Depuis 2019, le programme de formation innovant de CC a été étendu et bénéficie à près de deux fois plus d'apprenants.
- Wild Entrust – soutient la protection de la faune et les initiatives de conservation communautaire au Botswana.
- CLAWS Conservancy – se concentre sur la conservation des prédateurs et de leurs proies en Afrique australe.
- Save Giraffes Now – intervient dans dix pays africains, dont le Botswana, avec des programmes de lutte contre le braconnage, de réensauvagement et de coexistence avec les communautés.
- African Wildlife Foundation (AWF) – finance la recherche et la conservation des girafes à l'échelle du continent.
- Tusk Trust – soutient des projets de conservation et la formation de rangers en Afrique.
Lutte contre le braconnage et opérations des rangers
Le DWNP du Botswana organise des patrouilles de rangers dans toutes les grandes zones protégées. Les actions de lutte contre le braconnage portent notamment sur :
- des patrouilles régulières à pied et en véhicule dans les habitats des girafes
- le retrait des collets et pièges illégaux
- des réseaux d'informateurs locaux signalant les activités de braconnage
- la formation des rangers et le renforcement de leurs capacités
- la coordination avec les pays voisins pour intercepter le braconnage transfrontalier
Cependant, les effectifs de rangers restent limités par rapport à l'immensité des territoires à patrouiller. De nombreuses zones protégées manquent de véhicules, de carburant et de matériel de communication pour mener des patrouilles efficaces. Les financements des ONG et le soutien international comblent partiellement ce manque.
Recherche et suivi des populations
Les recensements aériens, réalisés périodiquement par le DWNP du Botswana avec le soutien de partenaires internationaux, fournissent des données essentielles sur les populations. Ces études suivent les tendances démographiques, les changements de répartition et l'utilisation de l'habitat. Le recensement de 2018 constitue la dernière évaluation complète ; de nouvelles études sont nécessaires pour mesurer la réaction des populations au changement climatique et aux menaces persistantes.
Les programmes de réensauvagement et de translocation d'animaux sauvages au Botswana, bien qu'actuellement davantage axés sur d'autres espèces, constituent un modèle pour d'éventuelles réintroductions futures de girafes si les populations des zones centrales augmentent suffisamment.
Tourisme et safari : financer la conservation
L'industrie touristique du Botswana — centrée sur l'observation de la faune et les expériences de safari — génère des revenus importants qui soutiennent directement la conservation des girafes. Les visiteurs du delta de l'Okavango, de Chobe et d'autres espaces protégés paient des droits d'entrée, des frais d'hébergement et des services de guide ; une part substantielle de ces revenus finance les opérations du DWNP, les salaires des rangers et leur équipement.
Les girafes comptent parmi les animaux les plus recherchés par les touristes en safari. Leur statut emblématique et leur présence accessible dans le delta de l'Okavango et à Chobe attirent les clients des lodges haut de gamme. Cette incitation économique encourage fortement les propriétaires fonciers et les communautés à protéger l'habitat des girafes.
Le tourisme responsable contribue également à sensibiliser le public : les guides expliquent aux visiteurs l'écologie des girafes, les menaces qui pèsent sur elles et les efforts de conservation, renforçant ainsi le soutien international à leur protection. Les voyageurs souhaitant soutenir la conservation des girafes peuvent réserver des safaris auprès d'opérateurs engagés dans des pratiques durables et le partage des bénéfices avec les communautés. SafariFind met en relation les voyageurs avec des opérateurs sélectionnés qui accordent la priorité à la protection de la faune et aux partenariats communautaires.
Résultats et progrès : ce qui fonctionne
Des populations stables dans les principales zones protégées
Les populations de girafes du Botswana dans le delta de l'Okavango, au Ngamiland et dans la CKGR sont restées relativement stables au cours des vingt dernières années, contrairement aux déclins spectaculaires observés en Afrique de l'Est et dans certaines régions d'Afrique de l'Ouest et centrale. Cette stabilité s'explique par :
- une gestion efficace des espaces protégés
- une densité de population humaine plus faible dans les principaux habitats des girafes
- une protection juridique et une application des lois solides (comparativement aux pays voisins moins performants)
- un soutien international constant à la conservation
Le recensement de 2018 n'a révélé qu'une légère baisse, non significative, par rapport aux niveaux de 2014, ce qui suggère que les approches actuelles de gestion empêchent un effondrement rapide des populations.
Renforcement des capacités et mobilisation des communautés
Les programmes de formation, comme le partenariat entre Coaching Conservation et SAWC, ont considérablement renforcé les capacités des rangers et les compétences en gestion de la faune. Une meilleure formation des rangers se traduit par des opérations de lutte contre le braconnage plus efficaces, un meilleur suivi de l'habitat et des relations plus solides avec les communautés. Les éclaireurs et informateurs locaux, lorsqu'ils disposent des moyens nécessaires et sont correctement incités, fournissent des alertes précieuses sur les menaces de braconnage.
Coopération régionale dans le cadre de la KAZA
Le cadre de la KAZA a facilité une coordination transfrontalière qui empêche les braconniers d'exploiter les failles entre les systèmes nationaux de surveillance. Le partage des renseignements et les patrouilles coordonnées ont amélioré la détection et la dissuasion de la chasse illégale.
Défis persistants et revers
La fragmentation de l'habitat se poursuit
Malgré les efforts de conservation, la perte d'habitat continue. L'expansion agricole, la clôture des ranchs et le développement des infrastructures fragmentent toujours les aires de répartition des girafes, particulièrement dans le sud et le centre du Botswana. Le déclin d'environ 11 706 girafes (1989–1991) à 8 343 (2018) témoigne de la perte cumulative d'habitat sur trois décennies.
Des ressources limitées pour les rangers
Le DWNP du Botswana doit fonctionner avec des budgets limités au regard de l'immensité des territoires protégés. Le ratio entre le nombre de rangers et la superficie à couvrir reste faible, ce qui limite la fréquence des patrouilles et la rapidité d'intervention lors des incidents de braconnage. De nombreuses patrouilles se font à pied ou à moto plutôt qu'en véhicule, ce qui réduit la couverture et la vitesse d'intervention dans les zones reculées.
Vulnérabilité climatique et sécheresse
L'environnement semi-aride du Botswana rend les populations de girafes vulnérables aux sécheresses prolongées. La sécheresse de 2019–2020 en Afrique australe a mis les populations animales à rude épreuve et intensifié les conflits entre humains et animaux sauvages, l'eau et le fourrage étant devenus rares. Les projections climatiques annoncent des sécheresses plus fréquentes, ce qui constitue une menace à long terme en l'absence de stratégies de gestion adaptative.
Une sous-déclaration du braconnage
Contrairement au braconnage des éléphants, souvent visible et traçable, celui des girafes peut se dérouler discrètement et ne pas être signalé. L'ampleur réelle de la pression exercée par le braconnage sur les populations de girafes du Botswana est probablement sous-estimée, car les animaux tués dans des zones isolées peuvent ne jamais être découverts ni signalés aux autorités.
Comment les voyageurs peuvent soutenir la conservation des girafes de manière responsable
- Réserver auprès d'opérateurs engagés dans la conservation : choisissez des entreprises de safari qui soutiennent explicitement la lutte contre le braconnage, la protection des habitats et la conservation communautaire. Demandez-leur quels sont leurs partenariats de conservation et leurs contributions financières.
- Respecter les règles d'observation de la faune : gardez une distance sûre avec les girafes et les autres animaux. Le harcèlement ou la photographie contraire à l'éthique stresse la faune et peut perturber son comportement naturel.
- Soutenir la conservation communautaire : choisissez des lodges et des camps qui emploient des guides locaux, achètent des produits locaux et partagent leurs revenus avec les communautés. L'adhésion des communautés est essentielle à la réussite de la conservation sur le long terme.
- Faire un don à des organisations fiables : soutenez les ONG qui œuvrent directement à la conservation des girafes et de la faune au Botswana, comme Save Giraffes Now, Giraffe Conservation Foundation ou des partenaires locaux tels que Coaching Conservation.
- Sensibiliser son entourage : partagez avec vos proches ce que vous avez appris sur l'écologie des girafes et les défis de leur conservation. La sensibilisation du public favorise le soutien politique et des consommateurs à leur protection.
- Agir pour le climat : soutenez les politiques qui s'attaquent au changement climatique, une menace croissante pour l'habitat semi-aride des girafes au Botswana.
Pourquoi les girafes de Rothschild ne vivent pas au Botswana
La girafe de Rothschild (Giraffa camelopardalis rothschildi) est limitée au nord de l'Ouganda et au centre-ouest du Kenya ; moins de 1 400 individus subsistent à l'état sauvage. Cette sous-espèce est classée comme quasi menacée (un statut amélioré par rapport à celui d'espèce en danger à la suite des récents efforts de conservation). La grande majorité — environ 1 250 individus — est concentrée dans le parc national de Murchison Falls, en Ouganda, ce qui rend la sous-espèce extrêmement vulnérable à tout événement catastrophique dans ce parc.
Les girafes de Rothschild n'ont jamais vécu naturellement au Botswana, situé en dehors de leur aire historique. Leur présence limitée à l'Ouganda et au Kenya s'explique à la fois par leur histoire évolutive et par la fragmentation des habitats adaptés en Afrique de l'Est. Contrairement à la girafe méridionale, présente dans plusieurs pays d'Afrique australe, les girafes de Rothschild sont isolées géographiquement et font face à un risque d'extinction bien plus élevé.
Foire aux questions
Les questions fréquentes sont affichées dans une section structurée distincte sur la page rendue.
Foire aux questions
Y a-t-il des girafes de Rothschild au Botswana ?
Non. Les girafes de Rothschild ne vivent pas au Botswana. Cette sous-espèce se trouve uniquement au nord de l'Ouganda et au centre-ouest du Kenya, où moins de 1 400 individus subsistent à l'état sauvage. Le Botswana abrite la girafe méridionale (Giraffa giraffa), composée des sous-espèces angolaise et sud-africaine, dont environ 8 343 individus ont été recensés en 2018.
Combien y a-t-il de girafes au Botswana ?
Le dernier recensement complet (2018) estimait à 8 343 le nombre de girafes dans le nord du Botswana, principalement dans le delta de l'Okavango (environ 4 331), au Ngamiland (environ 5 262) et dans la Central Kalahari Game Reserve (environ 1 210). Cela représente une légère baisse par rapport aux quelque 11 706 individus estimés en 1989–1991, principalement due à la perte et à la fragmentation de l'habitat.
Quelles sous-espèces de girafes vivent au Botswana ?
Le Botswana abrite la girafe méridionale (Giraffa giraffa), qui comprend deux sous-espèces : la girafe angolaise (G. g. angolensis) et la girafe sud-africaine (G. g. giraffa). Toutes deux se caractérisent par des taches en forme d'étoile couvrant tout le corps, y compris les pattes. La girafe méridionale est classée dans la catégorie préoccupation mineure par l'UICN.
Quelles sont les principales menaces pour les girafes au Botswana ?
Les principales menaces sont la perte et la fragmentation de l'habitat dues à l'expansion agricole ; la chasse illégale (braconnage) pour la viande de brousse et les peaux ; les conflits entre humains et animaux sauvages, lorsque les établissements empiètent sur les aires de répartition des girafes ; ainsi que les sécheresses et la variabilité climatique, qui réduisent le fourrage et augmentent les risques de maladie. Les collets posés pour d'autres animaux peuvent également piéger mortellement les girafes.
Quelles organisations protègent les girafes au Botswana ?
Parmi les principales organisations figurent Giraffe Conservation Foundation (GCF), Coaching Conservation Botswana, Save Giraffes Now, Wild Entrust, CLAWS Conservancy, ainsi que des partenaires internationaux comme African Wildlife Foundation et Tusk Trust. Le Department of Wildlife and National Parks (DWNP) du Botswana dirige les efforts publics de conservation et gère les espaces protégés.
Comment le tourisme contribue-t-il à la conservation des girafes au Botswana ?
Le tourisme génère des revenus importants grâce aux droits d'entrée dans les parcs, à l'hébergement dans les lodges et aux services de guide. Une part substantielle finance les opérations du DWNP, les salaires des rangers et le matériel de lutte contre le braconnage. L'observation des girafes attire de nombreux touristes en safari, créant une incitation économique à protéger leur habitat. Le tourisme responsable sensibilise également le monde entier aux besoins de conservation.
Les populations de girafes du Botswana sont-elles stables ?
Les populations de girafes du Botswana dans les principales zones protégées (delta de l'Okavango, Ngamiland, CKGR) sont restées relativement stables au cours des vingt dernières années, contrairement aux forts déclins observés en Afrique de l'Est. Le recensement de 2018 n'a révélé qu'une légère baisse, non significative, par rapport à 2014, ce qui laisse penser que la gestion actuelle empêche un effondrement rapide. La perte continue de l'habitat reste toutefois préoccupante.
Quelle est la stratégie de conservation de la KAZA pour les girafes ?
La KAZA (Kavango Zambezi Transfrontier Conservation Area) est un cadre régional qui s'étend sur l'Angola, le Botswana, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe. La KAZA Giraffe Conservation Strategy (2022–2026) coordonne la protection transfrontalière des girafes, reconnaissant que les populations se déplacent librement d'un pays à l'autre. Elle permet de partager les renseignements sur le braconnage, de coordonner les patrouilles de rangers et d'harmoniser les politiques relatives à la faune.
Que puis-je faire pour soutenir la conservation des girafes en tant que visiteur en safari ?
Réservez auprès d'opérateurs de safari engagés dans la conservation ; respectez les règles d'observation de la faune ; soutenez la conservation communautaire en choisissant des lodges qui emploient du personnel local et partagent leurs revenus ; faites un don à des organisations fiables comme Save Giraffes Now ou Giraffe Conservation Foundation ; et sensibilisez votre entourage à l'écologie des girafes et aux défis de leur conservation.
Pourquoi la girafe de Rothschild est-elle si menacée ?
Les girafes de Rothschild sont limitées à l'Ouganda et au Kenya, où il en reste moins de 1 400. Environ 1 250 vivent dans le parc national de Murchison Falls, en Ouganda, ce qui rend toute la sous-espèce vulnérable à un événement catastrophique dans ce parc. Le braconnage, la perte d'habitat et les conflits entre humains et animaux sauvages ont réduit les populations par rapport à leurs niveaux historiques. Les récents efforts de conservation ont amélioré son statut, qui est passé d'espèce en danger à quasi menacée.
Quelle est la population mondiale de girafes en 2026 ?
Environ 117 000 girafes vivent encore à l'état sauvage en Afrique, soit une baisse d'environ 30 % depuis les années 1980. Ce chiffre reflète toutefois une amélioration de la collecte des données plutôt qu'une augmentation des populations. Certaines sous-espèces ont perdu 90–98 % de leurs effectifs. Les girafes méridionales (présentes au Botswana) comptent parmi les plus stables, tandis que les girafes de Rothschild, du Kordofan et de Nubie sont en danger critique d'extinction.
Comment réserver un safari au Botswana qui soutient la conservation des girafes ?
La marketplace de safaris SafariFind met en relation les voyageurs avec des opérateurs sélectionnés, engagés dans l'observation durable de la faune et les partenariats de conservation. Lors de la réservation, demandez aux opérateurs quelles sont leurs contributions à la lutte contre le braconnage, leurs mécanismes de partage des bénéfices avec les communautés et leurs partenariats avec des organisations de conservation. Choisissez des lodges qui accordent la priorité à la protection des habitats et emploient des guides et des rangers locaux.
V2Ui.sources
- Are giraffes endangered? | IFAW
- KAZA Giraffe Conservation Strategy 2022–2026
- Republic of Botswana – Giraffe Conservation Foundation Country Profile (2021)
- Giraffe Protection – Global Conservation Force
- How Are Giraffes Doing Nowadays? | Outside My Window
- Giraffe Population Decline: A Data-Driven Timeline (1980–Present) | Save Giraffes Now
- Giraffe in Decline: Facing a Vulnerable Future | Wildlife Leaders
- Rothschild's Giraffe Joins List of Species Threatened by Extinction | African Wildlife Foundation
- Tusk accelerates the impact of African-driven conservation | Tusk Trust (2023)
- Save Giraffes Now 2021 Annual Impact Report
- Saving the Rothschild Giraffe in Kenya | InfoNile
- Federal Register: Endangered and Threatened Wildlife and Plants; Listing the Giraffe (2024)(official)
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